Le petit peuple de l’atelier

Exposition de Maxime Préaud
Galerie de l’Échiquier
16 rue de l’Échiquier Paris
avril 2018

(Cl. Christine Moissinac)

« Le petit peuple de l’Atelier » de Maxime Préaud respire la jeunesse et la joie de vivre. Il est fait de quelques objets : des cafetières colorées, avec parfois un verseur bien cambré, des pots et encore des pots, une bouteille qui a vécu, et encore une autre, une gomme, des pinceaux plantés dans un autre pot, et puis là, on se demande pourquoi une statuette africaine. Tous attendent la main de l’artiste qui doit, on ne le voit pas mais on le sent, les saisir avec tendresse, les déplacer pour les rapprocher, faire jouer leurs couleurs, ou encore adoucir l’arrondi d’un pot ou d’une bouteille, simplement leur donner leur pleine valeur. Ces compositions se déclinent avec ces quelques notes, vibrantes de couleur grâce à la technique que Maxime apprécie particulièrement, la plaque perdue, qui implique une progression, couleur par couleur, rigoureuse dans la création et l’impression de l’estampe : probablement pour l’artiste un moment de sérénité et de travail en douceur. Pour le visiteur, cette déclinaison de quelques « syllabes » provoque un regard renouvelé sur des objets si communs, mais si utiles finalement.

Et pour leur rendre hommage, s’est ajoutée une très grande planche, fruit d’un très long mûrissement, les rassemblant tous dans une sorte de parade festive.

« Vue d’une des étagères de mon atelier »,
linogravure (Cl. Maxime Préaud)

Christine Moissinac