S’informer et voir ?

Une monographie de la galerie Anaphora (Cl. Christine Moissinac)

Rester informé est difficile. Et, en même temps, grâce ou à cause des réseaux sociaux, les images et photos d’œuvres et les annonces d’expositions, de manifestations, de parution de livres ou de catalogues se multiplient. C’est à la fois passionnant – la tentation d’aller de ci de là est très forte – et assez troublant – ce qui est reçu est fragmentaire, même anecdotique – ! Alors s’accumulent des images dispersées, souvent vite oubliées. Un seul avantage, parfois, quand on peut les retrouver, tenter une comparaison, vérifier un détail…

Mais le paradoxe est là : quand les galeries – et même les musées et toutes les institutions culturelles se ferment ou restreignent leur accès, la manne des images envoyées à tout vent est le seul moyen pour des artistes de se faire connaître.… Pour lire la suite “S’informer et voir ?”

Baren à billes original

Le baren à billes (Cl. Slama Press)

Dans un écho précédent, intitulée L’Art de la gravure aux Tanneries, j’avais évoqué rapidement cette artiste, Tereza Lochmann, qui avait participé aux “Journées du patrimoine” au Centre d’art contemporain des Tanneries, à Amilly, dans le Loiret. C’est une jeune artiste, née en 1990 à Prague, en République tchèque, qui vit à Paris, formée dans de grandes institutions artistiques, et qui a déjà une stature de premier plan dans son art. Elle est une artiste plasticienne qui surfe sur les vagues de l’art contemporain, pour naviguer au plus profond d’elle-même, tout en exprimant un univers où son intériorité créative nomadise en lisière de la normalité culturelle, avec une authenticité qui ne cherche pas à plaire, et qui se plait, plutôt, à heurter les sensibilités, pour donner force à ses messages.… Pour lire la suite “Baren à billes original”

Jacques Houplain

Hommage à un des grands maîtres de la gravure

“Le verger abandonné” Jacques Houplain
(Cl. Perol-Schneider)

Né le 10 septembre 1920 à Luneray au pays de Caux, il nous a quittés le 22 février 2020 à Cassaignes dans les Corbières. Mon mari et moi avions toujours un grand plaisir à rendre visite à Jacques et à Annette Houplain, l’hiver à Montmartre dans leur petit appartement-musée parisien, l’été dans les Corbières à Cassaignes. Ils nous ont quittés tous les deux, d’abord Annette, maintenant Jacques l’a rejointe. J.-Ch. Gaudy, poète et ami décrit si bien l’extraordinaire personnage qu’était Jacques Houplain : « Un sage mi-chinois, mi-vigneron avec une voix-rocaille venue comme depuis l’origine du souffle et un caractère trempé, mais tout d’affabilité.Pour lire la suite “Jacques Houplain”