Lithographes et taille-douciers

« Impressions d’ateliers »
Lithographes et taille-douciers parisiens
par France Dumas
éditions « Riveneuve »

La première de couverture du livre (Cl. éditions Riveneuve)

Bien rares devenus sont les ateliers artisanaux dans Paris intra-muros. L’enchérissement des loyers commerciaux dans la capitale en est la cause mais pas seulement. La parution de l’ouvrage de France Dumas est donc la bienvenue. En effet, alors qu’au mitan du siècle dernier, Paris comptait plusieurs ateliers lithographes et taille-douciers par arrondissement, ils sont aujourd’hui moins de trois poignées dans la capitale. Pourtant, dans la chaîne de création d’une estampe ces ateliers sont un maillon important surtout si l’artiste créateur de celle-ci ou son éditeur (qui ne sont pas légions, hélas…) a besoin d’un tirage important ou, s’agissant de lithographie, s’ils permettent à l’artiste de s’affranchir d’un matériel lourd et volumineux dont ces ateliers disposent.… Pour lire la suite “Lithographes et taille-douciers”

Virtuel ou sur le vif

Biennale internationale du carton gravé 1
Galerie « L’entr@cte »
3 rue de Versailles
92410 Ville d’Avray
2 au 25 octobre 2020

Les estampes du collectif « Carton extrême carton »
(Cl. Claude Bureau)

Cette première biennale organisée par le collectif « Carton extrême carton », qui se consacre à la promotion de la cartogravure, fut victime au printemps du confinement général et fut annulée. Remplacée par son catalogue virtuel lors de la Fête de l’estampe 2020, elle est en cet automne, sur le vif, aimantée sur les murs de la galerie « L’entr@cte » de Ville d’Avray. Cent dix-huit estampes, réalisées avec des matrices en carton gravé, sont à voir disposées en une ligne horizontale continue, qui court dans tout l’espace, sans encadrement et sans vitre, à courte portée du regard du visiteur.… Pour lire la suite “Virtuel ou sur le vif”

Éloge de l’estampe

Il y a des siècles et des siècles, les hommes perçurent qu’ils possédaient dans la tête une machine à fabriquer des images. De terrifiantes dans les cauchemars qui les éveillaient brutalement au creux des nuits ou d’apaisantes dans les songes qui les lovaient les uns contre les autres aux heures matinales. Dès lors, ils n’eurent de cesse d’en conserver la trace dans le bois, la pierre ou les pigments. Méfiante envers les pouvoirs de ces nouvelles mémoires, l’autorité s’arrogea la police des images et le tabou de leur représentation.

Après bien des lustres et des lustres, grâce à une feuille souple et légère de feutre végétal – le papier – ils copièrent de nombreuses fois ces traces gravées en relief d’une taloche de la paume.… Pour lire la suite “Éloge de l’estampe”